cedric sileo : ingénieur, intelligence artificielle, docteur en sciences

Monday | 26 September 2022
Google rachète Boston Dynamics

Google vient d’acheter une imposante flotte de robots.

L’entreprise a confirmé une information du New York Times selon laquelle elle vient d'acquérir Boston Dynamics, le fabriquant de machines aussi célèbres que BigDog, Atlas, Petman, Cheetah et Wildcat. L’entreprise, basée dans le Massachusets, fait partie des plus avancées au monde dans le secteur des machines à quatre et à deux jambes. Certaines sont humanoïdes, quand d’autres ont l’apparence d’animaux prédateurs. La plupart d’entre elles ont été développées sous contrat avec les agences militaires, dont la Darpa, l’agence des projets de recherche avancée sur la défense.

Qu’est-ce que Google pourrait vouloir faire d’une armée de robots militaires? De prime abord, la réponse qui vient à l’esprit est: «conquérir le monde». Mais il semble que ce ne soit pas le but –en tout cas pas d’un point de vue militaire.

Google a affirmé au New York Times qu’il honorerait les contrats existants de Boston Dynamics, notamment un prototype développé pour la DARPA pour 10,8 millions de dollars du robot Atlas, dédié à un potentiel usage humanitaire lors de catastrophes comme celle de Fukushima. Mais Google a ajouté qu’il ne prévoyait pas de devenir lui-même un sous-traitant de l'armée.

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Au lieu de ça, mon intution est que l’entreprise voit le développement de robots comme l’extension naturelle de sa préoccupation première, l’intelligence artificielle. Google a travaillé pendant des années pour apprendre aux machines à comprendre le langage (avec Google Traduction), le sens des images et des vidéos (en apprenant par exemple à YouTube à reconnaîtres des chats), et à évoluer dans des environnements physiques (comme avec les voitures sans conducteur). L’entreprise a maintenant un nouvel ensemble de jouets –enfin d’outils– sur lesquels tester ses théories sur l’apprentissage des machines (machine learning). Au passage, Boston Dynamics est la huitième acquisition d’entreprise de robotique par Google pour la seule année écoulée.

A chacun de deviner à quoi serviront en pratique ces outils. Google lui-même ne le sait probablement pas encore pour le moment. Mais il a mis un de ses plus hauts dirigeants –l’ancien responsable d’Android Andy Rubin– à plein temps sur le sujet pour le savoir (vous pouvez lirel’intéressant article consacré à Rubin dans le New York Times au début du mois de décembre).

A la lecture de toute la presse consacrée aux robots des projets Darpa de Boston Dynamics, vous pourriez penser qu’il s’agit d’un coup dur pour la sécurité nationale. En réalité, comme je l’ai déjà expliqué, ces robotssont encore loin d’être véritablement utiles sur le terrain. La Darpa, comme Google, s’intéressait plus à leur utilisation pour apprendre ce qui est possible et ce qui ne l’est pas qu’à secourir quelque effort de guerre imminent que ce soit. Avec la sortie de Boston Dynamics du secteur, ce dernier devrait à présent voir d’autres entreprises de robotique y entrer pour le contrôle des contrats de recherche militaires. On pense notamment à l’entreprise voisine du Massachusetts iRobot, fabriquant du Roomba, mais aussi de projets plus avancés comme le robot démineur «PackBot».

En attendant, voici une vidéo qui présente certains des plus gros succès de Boston Dynamics, désormais officiellement «robots Google» –et qui sont donc les derniers représentants de leur espèce.

 

(Sources Slate)

 
Terminator approche


Boston Dynamics nous offre un aperçu des capacités de son dernier robot humanoïde, Atlas. Fabriqué pour le compte de la DARPA, il est en mesure de marcher sur ses deux jambes et rester en équilibre même sur un terrain accidenté.

 

Actuellement testé en laboratoire, Atlas peut désormais traverser  un chemin caillouteux et plein de débris sans tomber. En mieux, l’humanoïde est capable de se déplacer avec facilité tout en maintenant son équilibre sur une jambe. Du haut de ses 1,87m, le robot accuse un poids de 131 kg et comporte plus de 28 systèmes hydrauliques. Alimenté par un câble qui lui sert de laisse, il dispose d’une intelligence artificielle qui le rend entièrement autonome. Pour le moment, Atlas est toujours en cours de développement dans le but d’améliorer ses performances. En tout cas, le robot évolue à grand pas.

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Le prototype d’Atlas a été conçu à des fins militaires mais il devrait également s’appliquer dans d’autres domaines. Il pourrait  ainsi assister les personnes en détresse dans les catastrophes naturelles ou dans d’autre situation dangereuse.

(Sources Tom's Guide)

 
Main chifoumi

Voilà un peu plus d’un an, une équipe de l’université de Tokyo présentait une main robotiséeultrarapide capable de battre systématiquement un humain au jeu de pierre-feuille-ciseaux, aussi appelé chifoumi. Pour cela, elle était reliée à un capteur de vision à haute vitesse associé à un système de reconnaissance des formes. Résultat, il ne lui fallait qu’une milliseconde pour identifier lemouvement de la main de son opposant et en déduire la forme qu’il allait proposer. Et grâce à l’extrême vélocité de ses servomoteurs, la main pouvait dégainer sa forme en 20 ms alors qu’il faut 60 ms à un humain.

 
Robot artiste

Une équipe de chercheurs de l’Université de Constance, en Allemagne, est parvenue à mettre au point un robot capable de peindre des toiles de manière autonome.


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Voici un projet qui ne manque pas de poésie. Une équipe de chercheurs de l’Université de Constance, en Allemagne, a présenté récemment sa toute dernière création : un robot à la fibre artistique ! Leur dispositif, baptisé e-David, est capable de peindre sur des toiles en s’inspirant d’un modèle et en suivant un algorithme. 

Le travail du groupe de recherche spécialisé en infographie et multimédia informatique a consisté à transformer un robot normalement utilisé dans les chaines d’assemblages d’automobiles pour réaliser les soudures. Les mouvements de bases sont effectués grâce à une série de capteurs, d’une caméra et d’un ordinateur. Pour peindre, e-David se sert ainsi de 5 pinceaux de tailles différentes, et d’une palette de 24 couleurs. Chaque coup de pinceau est le résultat d’une analyse de la toile Contrairement à une imprimante, e-David ne cherche pas à reproduire fidèlement l’image d’un objet, sujet ou paysage, mais introduit une dimension artistique à ses représentations. Pour ce faire, le robot dispose d’une fonction appelée ‘optimisation visuelle‘. Au lieu de suivre une série d’instructions préenregistrées par un programmeur, le dispositif est capable d’analyser son œuvre en temps réel et d’effectuer des choix de manière autonome, pour améliorer l’aspect général de son travail en progression. E-David analyse son travail après chaque coup de pinceau. A chaque modification apportée au dessin, il capture une photo à l’aide de sa caméra et calcule à partir de l’image les endroits de la réalisation nécessitant des touches de couleurs plus claires ou plus sombres. Cette opération permet au robot de définir s’il doit changer de pinceau, de couleur et où il doit appliquer la prochaine touche de peinture. La peinture, un processus d'optimisation "Notre hypothèse est que la peinture - au moins la partie technique de la peinture - peut être considéré comme un processus d'optimisation où la couleur est distribuée manuellement sur ​​une toile jusqu'à ce que le peintre soit capable de reconnaître le contenu - qui s’agisse de peinture figurative ou non", expliquent les chercheurs dans un communiqué. Même s’il est difficile de voir dans le travail d’e-David le talent et l’esprit artistique d’un peintre, les résultats sont tout de même surprenants, comme en témoignent le travail et les réalisations montrées dans la vidéo ci-dessus.


(Sources GentSide)

 
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